Yellow lives matter too

13 juin 2020 : comment empêcher les gilets jaunes de reprendre leurs manifestations ? Et bien c’est très simple !

D’abord vous interdisez les manifestations jusqu’en novembre, même si c’est parfaitement illégal, la législation française obligeant la simple déclaration en préfecture. Ensuite vous arrosez quelques associations pour « rebondir » sur l’odieux meurtre de Georges Floyd aux USA par des policiers, en mettant bien en avant la lutte contre le racisme.

Bref, vous « effacez » les gilets jaunes, et vous les remplacez par des « blacks », bien plus « innofensifs » politiquement parlant !

Et là, très étrangement, pas de gaz lacrymo, de lanceur de balle, de canon à eau, et ce alors que les regroupements de plus de 10 personnes sont toujours interdits à ce jour. Amusant, non ?

Seulement voilà, la tactique est à double tranchant…

Car il suffit à un gilet jaune d’ôter son gilet pour passer inaperçu, et cela ne l’empêche de participer à ces manifestations, en dénoncant avec raison les violences policières des fascistes européistes et de leurs milices respectives, même si certains GJ n’ont toujours pas compris la relation étroite entre notre appartenance à l’UE et les politiques d’austérité menées partout en Europe.

Alors c’est bien beau de râler, avec raison, contre le pouvoir en place, en allant manifester sa colère légitime. Mais ce serait encore mieux d’expliquer aux français pourquoi ce gouvernement fasciste applique une politique de répression. Et là, il n’y a décidément que l’UPR pour faire le travail d’éducation populaire qui s’impose.

Autrefois, la haine du flic était réservée à des quartiers populaires et défavorisés, où la lutte contre la délinquance menait logiquement à des affrontements entre flics et voyous.

Aujourd’hui, avec un voyou à sa tête, la haine du flic est sortie des banlieux, et s’est répandue comme une trainée de poudre dans une large portion de la population, ne supportant plus les abus policiers, et surtout l’impunité totale et insupportable de ces gens, totalement couverts par leurs donneurs d’ordre, malgré des exactions avérées.

À part M. Langlois et quelques autres policiers de bonne volonté, la police a littéralement détruit son image auprès du peuple, et durablement.

Et si les gendarmes sont encore épargnés de par leur statut militaire, plus orienté dans la défense du pays, ils risquent tôt ou tard un amalgame dangereux avec les forces du chaos.

« Le poisson pourri par la tête » – comme aime à le répéter notre cher président, citant un proverbe chinois, il faudra bien un jour que la tête dégage, et qu’on retrouve enfin une sérénité à la française dans ce pays.

Sur ce, vive le Frexit, et vive la France Libre !

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