Crotte de caniche !

28 septembre 2019 : on a donc appris le décès de J. Chirac cette semaine. Pour ma part, je tenais ici à rappeler certains faits largement ignorés de la jeune génération sur le personnage.

En 1986 déjà, le 1er ministre J. Chirac privatisait la chaîne publique TF1, prenant 6 bonnes années d’avance sur le Traité de Maastricht, lequel a marqué le début de la grande braderie de la France par ses pairs.

Les jeunes générations ne peuvent évidemment pas le savoir, mais la télévision était à ses débuts un outil public essentiellement culturel et plutôt intellectuel. On y trafiquait certes déjà des informations au 20h, avec des nuages radioactifs qui s’arrêtaient aux frontières, et un professeur Pellerin qui nous mentait chaque soir sur la question (et qui ne fût jamais condamné pour). Mais globalement, la télévision de l’époque, qui venait toute juste de passer à la couleur, était d’une qualité qui n’a rien à voir avec la merde actuelle, et on pouvait effectivement y trouver des choses intéressantes à des heures de grande écoute.

Côté politique, qu’ils sont loin les « Droits de Réponses » de Michel Pollac, où les invités se saoûlaient sur le plateau, clope au bec, avant d’en venir systématiquement aux mains en fin d’émission – et en direct, devant des millions de téléspectateurs ! Impossible d’imaginer des scènes aussi « brutes de décofrage » aujourd’hui, tant les filtres de la censure et de la pensée unique ont pris d’assault le medium.

Et c’est normal : les maîtres de Bruxelles viennent tout juste d’imposer leur sale drapeau fasciste dans nos écoles, où l’enfant est déjà surveillé en permanence ET par le système ET par ses parents, et sanctionné au moindre écart de conduite ou envie d’école buissonière. Comment voulez-vous créer des hommes libres et souverains, quand le système scolaire est formaté pour produire de la viande fraîche sans cervelle ?

Mais revenons-en à J. Chirac, qui après s’être fait remballé une première fois face au rusé Mitterand (on se souviendra longtemps de la phrase culte « Mais vous avez parfaitement raison, M. le premier Ministre »), finit par parvenir à l’élysée, en utilisant évidemment le renvoi d’ascenseur des copains de TF1

Première action du nouveau président fraîchement élu ? Juste une dernière campagne d’essai nucléaire à Mururoa, avec un tir de 120 mégatonnes, plus par prestige que par réelle nécessité. On a souvent présenté dans les merdias J. Chirac comme un ami des agriculteurs, en lui collant une étiquette « d’écolo » gentil et de bon vivant qu’il était, certes. Mais il serait quand même bien avisé de demander aux polynésiens concernés ce qu’ils pensent 24 ans après…

J. Chirac ne revint pas non plus sur la médiatisation essentiellement télévisuelle du FN, initiée par Mitterand et Attali pour perdre le second tour des présidentielles à coup sûr, en neutralisant 20% d’un électorat trop naïf, pendant que Bruxelles continuait tranquillement de dicter sa politique migratoire à la France et aux autres pays de l’UE !

Il avait parfaitement compris tous les bénéfices de cette diabolisation du FN, que l’on retrouve systématiquement à chaque élection depuis lors. Et, Mitterand décédé, il ne se gêna pas pour continuer d’utiliser à fond la carte de « la bête immonde » (et non : ce n’est pas Dieudonné – dont certains sketchs et spectacles continuent de bien me faire rire) pour s’offrir un second mandat dans un fauteuil.

Maintenant comme le souligne à juste titre notre président François Asselineau dans son hommage vidéo, le jeune J. Chirac, était au départ un eurosceptique convaincu, dont certains propos étaient assez proches du fabuleux discours de Philippe Séguin à l’Assemblée (une référence !).

Et là, vous aurez remarqué, comme nous, qu’aucun média ne se fait l’écho de cette réalité, malgré les centaines (milliers ?) heures déjà réalisées en hommages et analyses du personnage. Une fois encore, la censure et l’omerta règnent donc en maître !

Le revirement de J. Chirac du côté des européistes visait certes à se faire des alliés pour briguer un second mandat. Mais ce faisant, en privilégiant son intérêt personnel, J. Chirac a quand même renier la souveraineté et les intérêts du peuple français, comme tous nos politicards actuels (et bon nombre passé), à une exception près.

Le fait d’avoir tenu tête aux américains en 2003 redora certes un peu le blason du personnage, face aux fils de p.t.s de Washington qui nous agitaient leur fiole de pisse devant les caméras du monde entier. Cela étant, ce n’est pas Chirac qui alla à l’ONU taper du poing sur la table, mais son obscure ministre de l’Intérieur, alors peu connu du grand public ! Face à un enjeu aussi stratégique que politique, De Gaulle se serait déplacé, et n’aurait pas hésité une seule seconde à dénoncer ouvertement l’imposture des américains.

Il est certain que face à nos trois derniers résidus de présidents, parachutés pour brader les derniers bijoux de la maison France à des intérêts privés étrangers, en nous spoliant de nos acquis sociaux et services publics via GOPÉ interposés, on ne pourra pas stricto sensu qualifier J. Chirac de traître à la nation. Mais on ne pourra pas non plus le qualifier de défenseur de la nation à la « De Gaulle », fonction qu’il avait clairement et objectivement oublié d’être sur la fin de son mandat.

On gardera donc du personnage un souvenir en mi-teinte, avec le regret d’une époque où la France avait encore la tête haute, était un exemple pour le monde civilisé, et se donnaient les moyens de ses ambitions.

Plus rien à voir avec les larves actuelles de Bruxelles, nourries à l’€ allemand, suivant docilement l’OTAN vers la 3ème guerre mondiale contre les affreux jojos russes, chinois, iraniens, syriens, … . L’éternité c’est long. Surtout vers la fin.

Sur ce, vive le Frexit, et vive la France Libre !

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