Marchands de rêves

13 mai 2019 : alors que les européennes approchent, je tombe par hasard sur l’interview de Mme Coralie Delaume, faite par la chaîne Thinkerview. L’intéréssée, qui a déjà participé à au moins une université d’automne de l’UPR, est co-auteure avec l’économiste David Ceyla de « la Fin de l’Union Européenne », paru chez Michalon. Un livre intéressant, bien connu à l’UPR, qui analyse pourquoi l’UE va se casser la figure, plus sur des considérations économiques que politiques – mais passons.

Ce qui m’intéresse plus dans cette interview est l’analyse des propos de la personne, qui est – rappelons le, une essayiste, et non une économiste. Il n’est donc pas trop étonnant qu’elle ait du mal à répondre à certaines questions de l’interviewer, qui soit dit en passant, semble étrangement fâché avec le nom de notre président.

Rapidement, on retrouve dans l’interview le double discours classique des mélenchonistes (Mme Delaume ayant publiquement avoué sa préférence), à pester avec de bons arguments sur l’UE, pour ensuite fuir systématiquement dans des espoirs de re/négociations entre pays, aussi irréalistes qu’irréalisables.

Je n’ai ainsi pu m’empêcher de bien rigoler devant l’espoir futile de Mme Delaume à s’imaginer un mouvement collectif des autres pays de l’UE contre l’Allemagne. Pour une ancienne militaire, c’est un peu détonnant.

Quoi qu’il en soit, les rêves (ou les démons ?) de Mme Delaume semblent bien décider à nier la réalité du fonctionnement de l’UE, à commencer par l’unanimité des états membres pour modifier la moindre virgule des traités, la pression des pairs, ou la stratégie des chaînes, particulièrement efficace à 27.

Comme toujours dans ce cas, le sentimentalisme baveux d’une « autre europe » l’emporte sur la raison mathématique, laquelle dicterait à toute personne soucieuse de sa survie, et connaissant les mécanismes suicidaires de l’UE, de littéralement foutre le camp le plus vite possible du navire – et de préférence en premier !

Car s’imaginer qu’on puisse renégocier quelque chose avec des dictateurs de la CE (non élus – faut-il le rappeler), qui émettent leurs GOPÉ totalitaires chaque année, détruisant/vendant nos biens et nos vies au plus offrant, est hallucinant de naïveté enfantile, et presque débordant de sectarisme gratuit !

L’enfer, ce n’est pas toujours les autres. Parfois (et même souvent), c’est soi-même. Et je pense sincèrement que comme beaucoup de mélenchonistes, Mme Delaume se complaît dans sa prison mentale, fabriquée et entretenue par un serpent à lunette, accessoirement parlementaire européen, et grand mangeur de soupe devant le -presque- éternel boit-sans-soif.

Il est vrai qu’en 1992, les marchands de rêves nous avaient promis un « monde meilleur », avec le retour du plein emploi, une UE forte et sociale qui allait tenir tête aux autres blocs, américains, russes et chinois.

Mais 25 ans plus tard, nous sommes bien esclaves de Bruxelles, Francfort et Washington. Et les mélenchonistes, comme les frontistes, ne semblent jamais se poser la question de savoir pourquoi leurs dealers respectifs ne leur ont jamais expliqué les mécanismes réels des traités européens toutes ces années, avant qu’Asselineau ne brise l’omerta, et ne vienne avec ses nombreuses vidéos internet jouer cartes sur table !

Mme Delaume me fait ainsi penser à ces gens qui dorment debout / ne veulent pas dormir / font semblant de dormir, mais qui dorment finalement peu et mal, coincés dans leurs paradoxes dont ils ont conscience quand ils sont éveillés, mais nourris finalement du rêve d’un autre, un peu comme un parasite dans leur esprit, qui les pousse à renier des réalités certes cruelles, mais malheureusement intangibles.

Et on sent bien, en dehors du stress de l’interview, cette lutte interne de la personne à peser chaque phrase et chaque mot, refusant de céder à la solution logique du Frexit, et de se remettre en plein accord avec soi-même. Une ex-militaire sait se contenir en public, certes, mais le langage non verbal fini toujours par l’emporter, et ici, il crève particulièrement les yeux !

Il faudra bien pourtant que les 20% de drogués mélenchonistes et les 20% de drogués frontistes finissent un jour par comprendre que l’UE n’est qu’un piège à cons dessiné et dirigé par des riches et nantis pour spolier les peuples de leur démocratie et de leurs biens collectifs. Ils ont déjà foutu les grecs à poil. Maintenant, c’est notre tour !

L’UE, il ne faut pas avoir peur de la quitter : il faut avoir peur d’y rester ! Et malheureusement pour Mme Delaume, personne ne viendra nous sauver. Si nous voulons que l’UE « disparaisse », alors il faudra nous sauver nous-mêmes !

Le Frexit, c’est juste le début de la reprise de contrôle de notre destinée commune, et juridiquement, c’est effectivement la seule solution pour foutre le camp par la grande porte, sans se brouiller avec autrui, ce qui nous permettra aussi de négocier nos accords bilatéraux par la suite sur des bases saines et respectueuses de nos partenaires et voisins.

Ma conclusion est que F.I. est bien une secte. Elle en a bien toutes les caractéristiques sur ses militants, contrairement à l’UPR, qui est un mouvement de libération, composé de gens critiques et logiques, sains et libres d’esprit !

Vive le Frexit, et vive la France Libre !

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