Y’a (encore) du Boulo…

3 mars 2019 : Thinkerview, chaîne internet spécialisée dans les interviews, vient de publier son entrevue avec M. François Boulo, un des porte-paroles officiel des gilets jaunes.

Globalement, bonne interview de l’intéressé, toujours très posé et d’une redoutable clarté et exactitude dans ses propos, que je partage (presque) pleinement.

Pourquoi « presque » ?

Parce que comme le démontre très bien la vidéo que vous retrouvez ci-dessous, à la question fatale du « Frexit ? », le discours de l’intéressé, qui n’engage que lui, fait clairement apparaître les arguments bidons que l’on rencontre à F.I. : du plan A et B , de la désobéissance aux traités, un soit disant rapport de force entre la France et les autres états, une politique de la chaise vide, etc.

Alors on repasse une couche : le plan A, c’est ce qu’on fait depuis 50 ans sans succès, et qui nous a précisément mené où nous sommes, parce que :

  • l’UE est incapable de négocier quoi que ce soit. Il suffit de voir l’échec des négociations avec les britanniques pour se rendre compte à quel point M. Barnier est un dictateur né, sans compter les propos récents de M. Tusk qui promet l’enfer aux britanniques, parce qu’il faut faire peur aux naïfs – et surtout protéger son juteux salaire.
  • chaque âne tire dans une direction opposée, et qu’il n’y a en fait aucune union – c’est même le bordel permanent, parce que chacun défend son bout de gras au détriment des autres.
  • il faut l’unanimité de TOUS les états membres pour changer la moindre virgule des traités, unanimité que l’on sait mathématiquement impossible à obtenir.

Le plan B (taper du poing sur la table et désobéir aux traités), revient à s’imaginer que les autres pays vont accepter ce que nous mêmes nous refusons. Comme l’a brillamment rappelé une ministre polonaise, la France n’est qu’un état parmi les 27 restants : elle n’a pas plus de poids que les autres, que cela nous plaise ou non.

On pourra s’offusquer que les traités aient été conçus de la sorte. Il n’en reste pas moins que même mal conçus pour nos intérêts, ils restent force de loi, et ce aussi longtemps qu’ils ne seront pas dénoncés (Frexit).

Outre le fait que taper du poing sur la table reviendrait à insulter nos voisins et amis, il est évident que la CJUE nous rappellerait très vite à l’ordre, à coup d’amendes salées, comme elle le fait déjà avec brio.

« On ne paye pas nos amendes » ? Pas de problème : l’UE se servira directement dans ce qu’elle nous reverse chaque année ! Si vous voulez pas payer, et bien vous payerez quand même, les intérêts en plus ! L’argument est d’autant plus illogique que la France est contributrice nette au budget de l’UE (elle donne plus d’argent que ce qui lui revient), et qu’il sera donc facile, pour la CJUE, d’aller se servir à la source pour recouvrir les montants en souffrance.

« La politique de la chaise vide ? » Mais tout le monde s’en fout ! Ça n’empêchera pas les commissaires européens non élus de continuer à nous ruiner à coup de GOPÉ annuelles ! Vous croyez sérieusement que Barnier, qui n’en a déjà rien à foutre de son pays d’origine, pleurera demain devant une chaise vide ? Je crois plutôt qu’il ira boire un petit coup avec Juncker – et même plusieurs, à la santé des absents !

En conclusion, je retiens d’abord de cette interview que M. Boulo est clairement mélenchoniste sur les bords, ce qui est son droit le plus absolu, bien entendu. Maintenant comme il n’en fait pas ouvertement la publicité en tant que porte parole des GJ, je ne lui en tiendrai pas rigueur : tout le monde a droit à ses opinions propres – c’est bien normal.

Cela étant, je pense que M. Boulo, comme la plupart des mélenchonistes, serait bien avisé d’aller voir les vidéos en ligne d’Asselineau et de l’UPR, à commencer bien entendu par les conférences les plus âgées sur l’UE / l’euro et l’OTAN, parce que continuer à nous balancer des arguments aussi bidons, deux ans après la présidentielle, me pose quand même problème.

Soit les mélenchonistes ne connaissent toujours pas ces conférences pourtant didactiques et très argumentées, soit ils refusent les évidences qui crèvent les yeux. Mais venant de la part d’un avocat de 32 ans qui, me semble t’il, a quand même la tête sur les épaules, un tel déni de la réalité laisse pantois.

L’UE n’est pas un simple microbe ou un virus que l’on peut traiter à coup de médicaments, en jouant la montre à coup de comm ou à coup de gueule, et en espérant que ses anticorps prennent miraculeusement le dessus.

L’UE est littéralement un cancer de la démocratie, qui a pourri notre pays de l’intérieur en 27 ans seulement, avec des partis politiques mortifères, tous plus corrompus les uns que les autres, et des grands médias tous muselés, tout ce beau monde mangeant dans la main des banquiers !

Rappelons sur ce sujet que l’UPR affiche toujours 0 dettes et 0 emprunts, et n’appartient donc pas aux banques, contrairement à de nombreux partis européistes « traditionnels », qui n’ont plus aucune indépendance depuis longtemps !  (on aura bien ri sur le fameux « Mon ennemi, c’est la finance. »)

En outre, et contrairement aux collabos de service, M. Asselineau n’est pas passé par la French American Foundation pour lever la patte, et lécher les bottes de l’oncle Sam. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous, ça veut dire beaucoup !

J’espère donc que les gilets jaunes comprendront enfin que l’article 50 et le Frexit sont les seules solutions juridiques pour nous sortir de la merde, et qu’il ne peut pas y avoir de RIC/RIP dans la dictature européiste où nous vivons.

Le Frexit n’est pas négociable : il est une condition sine qua non à tout retour de la démocratie en France, quel que soit votre bord politique, et quelles que soient vos convictions intimes.

Continuer à vivre dans l’UE, et c’est la mort assurée de nos états nations à court terme, car si vous ne vous en êtes pas encore aperçus, depuis la trahison de Sarkozy en 2008, l’UE a enclenché la vitesse supérieure pour nous spolier notre démocratie.

Je pourrais encore vous parler de la loi Urvoas de 2016, qui a remplacé le temps de parole égalitaire des partis par une équité bidon, ou du refus des députés/sénateurs à enclencher l’article 68 de la Constitution pour la destitution de l’escroc en col blanc parachuté par les merdias complices.

Mais je préfère ici terminer cet article en remerciant Thinkerview pour leurs interviews, toujours aussi intrusives et intéressantes. Je pourrais en dire autant sur Trouble Fait et Penseur Sauvage, qui sont certes pro-UPR affichés, mais qui apportent eux aussi des analyses très fines et surtout argumentées au débat. Bref : je ne peux que vous inviter à découvrir les chaînes internet citées si vous ne les connaissez par encore !

Sur ce, vive le Frexit, et vive la France Libre !

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