2011 : l’éducation nazi-onale ou « l’enfant produit »

Le noyautage de l’éducation nationale par les firmes américaines n’est pas nouveau, alors que la loi française interdit pourtant explicitement le démarchage et la publicité dans nos écoles.

Piège à cons (taille enfant)
Piège à cons (taille enfant)

En 2003, on a commencé à voir des emails étranges de nos inspecteurs de l’éducation nationale, préconisant soudainement les logiciels de Microsoft au détriment d’autres solutions.

La dépendance s’est ensuite accélérée au fur et à mesure des années, au point qu’en 2011, ces mêmes inspecteurs ont cette fois été « convoqués » chez microsoft france, malgré les protestations ouvertes de nombreuses associations abasourdies devant une telle soumission !

En 2014, l’Académie de Paris organisait sa « Journée de l’innovation et du numérique », à nouveau chez microsoft france. On notera, en passant, le caractère assez cocasse du mot « innovation » utilisé ici, pour une firme qui a raté le virage du mobile et du cloud, en plus de voir ses produits phares concurrencés par des logiciels libres toujours plus efficaces. Le plus puissant lobbying ne peut cacher les échecs de plus en plus fréquents et évidents de microsoft, qui a certes eu son heure de gloire dans les années 1990-2000, mais dont bon nombre d’analystes doutent désormais ouvertement.

Mais le plus beau, en 2016, aura été le partenariat EN/microsoft, signé par Mme Najat Vallaud-Belkacem, avec le sourire de la trahison réussie. Il faut dire que le marié a « offert » 13 millions de matériel en dot, matériel qui va bien entendu favoriser exclusivement ses solutions maison.

Outre l’absence totale de considération éthique, un partenariat offre d’autres avantages évidents par rapport à un contrat en dur. D’abord il ne nécessite pas d’appel d’offre, ce qui est bien pratique pour court-circuiter les solutions concurrentes. Ensuite il n’oblige pas à se déplacer officiellement chez microsoft irlande pour signer le pacte…

Et la meilleure, pour microsoft, c’est que cette opération de communication ne lui a finalement pas coûté un rond : après avoir « tiré » 200 millions d’euros chez M. Le Dryan via deux contrats « Open Bar » successifs, avec une augmentation de 50% en 4 ans pour le second, la firme « restitue » ici 13 pauvres millions à son pigeon client favori, lequel paie donc ses propres chaînes avec ses propres impôts !

Pas la peine ici d’attendre de l’Europe une quelconque réaction. On rappellera que dans certains pays, le lobbying des firmes est encouragé, et tant pis si le contribuable paie pour des logiciels qui ont des équivalents libres et gratuits.

Si encore le logiciel payant apportait un réel plus, on pourrait hésiter, mais non : on retrouve exactement les mêmes fonctionnalités et les mêmes logiques sous-jacentes, d’un logiciel à un autre ! Et les logiciels libres ont quand même l’énorme avantage de pouvoir être installés sur tous les ordinateurs de la maison, en toute légalité, en plus d’être multi-plateformes. C’est donc aussi un gage d’égalité sociale pour les élèves, et de souveraineté pour la nation.

Enfin dans la vie professionnelle actuelle, chacun est, tôt ou tard, forcé de s’adapter aux outils informatiques qu’on lui donne. Il ne s’agit donc pas de vouloir donner un enseignement définitif et intemporel en informatique, mais bien d’apprendre aux élèves à savoir s’adapter, en leur donnant les bonnes manières de faire, qu’ils pourront adapter plus tard à leurs logiciels, libres ou non. Raison de plus pour favoriser d’emblée ces outils libres, qui s’emploient depuis toujours à communiquer avec tout le monde, face à des éditeurs américains qui ne voient toujours que leur propre nombril !

Maintenant si ce dossier particulier vous intéresse, je vous recommande vivement la lecture d’un article particulier dressant une liste beaucoup plus exhaustive de toutes les trahisons de nos élites dans l’EN. Il n’y a plus rien à attendre de VIP de gauche comme de droite qui nous trahissent ouvertement et continuellement. M. Asselineau est finalement le seul candidat qui, non content de défendre nos intérêts, n’a pas « fleurté » avec l’homme le plus riche de la planète et ses petits copains. Encore une bonne raison de voter UPR !