2009 : le contrat Open Bar ou la vente de l’armée française contre une pinte de Guiness

En octobre 2016, un reportage de Cash Investigation dénonçait le contrat Open Bar, signé en 2009 et renouvelé en 2013 par M. Le Drian, ministre de la Défense, avec Microsoft.

Attention : l’assassin court toujours…

Alors que l’Europe fait aujourd’hui semblant de découvrir, avec 20 ans de retard, le « double-irlandais » et les autres montages fiscaux des multinationales américaines, qui ont privé nos économies de milliards d’euros, et ruiné nos entreprises du numérique, notre ministre de la défense a donc signé, et resigné, un contrat avec Microsoft Irlande, visant à équiper notre armée de logiciels fermés, et ce malgré les nombreux avertissements, pourtant explicites, des experts en sécurité informatique.

Nos élites ont ainsi vendu notre armée à une puissance étrangère, et je dis bien vendu, car le plus risible dans l’affaire, c’est que ce sont bien nos impôts qui auront servi à payer les 80 millions d’euros pour les 4 premières années, et les 120 millions supplémentaires pour les 4 années suivantes, soit un total de 200 millions, visant à équiper un peu plus de 200 000 postes !

Quand on connaît un peu les prix du marché, on se pose quand même quelques questions sur le pactole particulièrement juteux pour Microsoft. Il serait ainsi très intéressant de connaître exactement le détail de ce qui a été acheté, avec notre argent – ce qui semble quand même la moindre des politesses – surtout venant d’un état qui se permet de payer ses fournisseurs avec des mois de retard, ou de demander des tonnes de statistiques dès qu’il donne un peu d’argent public aux collectivités.

Mais le véritable problème, c’est qu’en signant et resignant avec Microsoft, il sera désormais plus difficile aux soldats français de revenir en arrière, sur des solutions libres – comprenez des logiciels dont on connaît le code source, et que l’on peut étudier et modifier.

N’ayons pas peur des mots : ce qui vient de se passer n’est ni plus ni moins qu’un coup d’état, où l’armée française a été vendue à une puissance étrangère par le biais de l’OTAN et des « young leaders » français, lesquels avaient bien préparé leur coup, puisqu’ils ont préalablement supprimé de la constitution le crime de « haute trahison » en 2007, et le crime de « complot contre la sûreté de l’État » en 1993…

La proposition de M. Asselineau qui s’engage, s’il est élu, à rétablir ces deux textes, est plus qu’urgente, car de toute évidence, il y a de très gros coups de balais à donner dans notre armée !

Pire encore : sur d’autres sites d’information, on apprend qu’un poste informatique en Open Source était à l’étude en 2010, et aurait du être présenté en 2011. Mais pour d’obscures raisons bien évidentes, ce prototype a disparu du jour au lendemain, sans laisser de traces ! Il ne fallait surtout pas montrer une solution moins chère, et qui faisait mieux – les gendarmes français en savent quelque chose.

Et pour cause : dans le même reportage de Cash Investigation d’octobre 2016, notre gendarmerie nationale rappelait qu’elle avait déjà économisé prêt de 20 millions d’euros en licences, juste en passant ses 70 000 postes sous Ubuntu – une distribution GNU/Linux aujourd’hui très répandue.

On marche sur la tête !

Dans son reportage, Cash Investigation présentait aussi la prise de contrôle à distance, via une faille de sécurité d’Internet Explorer, dans la configuration type vendue à l’époque aux français… Cette faille logicielle aurait été comblée depuis, mais il n’en reste pas moins que parler de sécurité et de souveraineté nationale, avec des logiciels sur lesquels on n’a aucun contrôle, est et reste un vœu pieux. Ainsi les propos d’un Amiral, responsable dans cette décision ubuesque, et interviewé dans le même reportage, sont tellement stupides et auto-suffisants qu’ils se passent de commentaires !

Cette capitulation sans condition devant l’OTAN, à laquelle se sont pliés nos généraux et nos dirigeants complices, avec un zèle qui n’est pas sans rappeler les sombres heures de Vichy, est une gifle nationale et une trahison en règle de notre indépendance et de notre souveraineté.

Et notre appartenance à l’OTAN de nous mener toujours davantage dans des guerres internationales illégales, qui ne sont même pas les nôtres ! Après les désastres en Irak, en Lybie, en Afghanistan et en Syrie, dont les populations civiles sont comme toujours les premières victimes, il est temps d’arrêter ce massacre, et de reprendre notre démocratie en main, avec le bras d’honneur au complexe militaro-industriel américain qui s’impose !

Feu François Mitterand répétait à son époque que « l’Europe, c’est la paix ». Force est de constater aujourd’hui que non : l’Europe, c’est la guerre !.

Nous ne sommes là que pour accompagner les bulldogs de Washington dans les conflits qu’ils ont eux-mêmes créés ! Et les armes de destruction massives irakiennes de prouver à quel point ils ne se cachent même plus de prendre le monde entier pour des cons ! Ce sera quoi la prochaine « guerre préventive » ? Quelle seront les prochaines victimes de ces fous furieux ?

Enfin M. Asselineau dénonce également, dans une de ses vidéos, le fait que deux industriels français de l’armement n’aient pu répondre à de récents appels d’offres nationaux, dont l’un sur le fusil mitrailleur FAMAS bien connu de nos soldats, tout simplement parce que l’Europe impose désormais aux fournisseurs d’armes de présenter un chiffre d’affaire minimal, que ces deux sociétés françaises n’avaient pas, comme par hasard…

Voilà donc comment l’Europe truque la concurrence, et s’emploie chaque jour à détruire un peu plus notre industrie et notre savoir-faire, y compris dans le domaine hautement stratégique qu’est la défense nationale !

Plus vite nous serons sortis de l’OTAN, plus vite nous remettrons notre armée et nos entreprises sur les rails !