La sortie de l’OTAN

La sortie de l’OTAN, troisième point majeur du programme politique de l’Union Populaire Républicaine (http://upr.fr), me paraît tout aussi urgente, car à force de faire les cons, les américains sont réellement en train de nous entraîner vers une 3ème guerre mondiale avec les Russes.

D’abord la conférence « L’Europe, c’est la guerre ! » du 23-11-2013, qui vient bien entendu en confrontation directe avec le fameux « l’Europe c’est la paix » qu’on nous a rabâché depuis 1992 dans tous les média !

1 / La Crimée

On a beau vouloir donner le mauvais rôle à M. Putin, la perte de la Crimée est d’abord le résultat de l’ingérence des USA sur le continent européen. On sait aujourd’hui, preuves incontestables à l’appui, qu’une fois encore, la CIA est venue noyauter l’élection présidentielle d’un pays souverain, en l’occurence l’Ukraine, pour y parachuter son candidat pro-Europe. Et Moscou, qui en a sûrement marre de voir ces taupes de Washington creuser un peu trop prêt de ses terres, a pris la décision logique de protéger ses acquis stratégiques en Mer Noire.

Donc si jamais vous croisez une petite souris européenne qui geint à tout va sur la perte de sa Crimée chérie, rappelez-lui simplement que quand on parie, il faut s’attendre à perdre.

N’oublions pas non plus que l’éclatement de l’URSS est encore récent (1990/1991), et que le Kremlin n’a peut-être pas encore entièrement digéré la création de ces états dont il était autrefois le maître. Raviver ainsi des plaies encore ouvertes n’était franchement pas futé de la part des services secrets américains.

Mais on sent bien, en fait, que ces derniers n’en ont plus rien à foutre de prendre des gants : l’exil de M. Snowden en Russie, le détournement d’un avion présidentiel sud-américain, où la rétention politique de M. Assange dans l’ambassade d’Équateur à Londres depuis plus de quatre ans, sont autant d’indices démontrant la soumission totale des dirigeants européens à Washington.

2 / L’Afghanistan

Une seconde erreur grossière des américains a été d’armer les rebelles afghans pour combattre l’envahisseur russe. On connaît la suite.

D’abord un premier bastion terroriste qui a émergé, avec des chefs de guerre locaux puissants, bien armés, riches de la culture du pavot, prêts à en découdre, et supportés financièrement par de puissantes familles du Golfe et d’autres pays arabes sympathisants.

Ensuite « l’effet boomerang » du 11 septembre, dont nous ne saurons sûrement jamais toute la vérité, mais qui a surtout permis aux fous de Washington d’obtenir carte blanche pour aller espionner la planète, en utilisant l’outil informatique comme cheval de Troie.

3 / L’Irak

Le fiasco irakien est également un produit indéniable de la CIA. Si la libération du Koweit a rassemblé plusieurs pays, et s’est limitée à bouter un envahisseur en dehors des frontières d’un état souverain, la seconde Busherie, en revanche, s’est faite sur un prétexte 100% bidon et fabriqué de toute part (les fameuses armes de destruction massive – comprenez nucléaires).

On saluera, en passant, le grand courage de notre ancien président, à envoyer à sa place un fonctionnaire non élu à l’ONU, pour indiquer une fin de non recevoir à nos « alliés » américains. Comme dit si bien le dicton : « le chien ne mord pas son maître ».

Quand au lynchage de Saddam Hussein, il n’a rien arrangé. Ceux qui croient encore qu’il pourront forcer la main aux irakiens n’ont rien retenu de leurs cours d’histoire. On en était déjà à 120 000 victimes civiles en 2013. Et c’est bien parti pour durer.

Au final, c’est tout juste si les USA n’ont pas offert un pays « clefs en main » aux groupuscules terroristes islamistes qui n’en demandaient pas tant…

4 / La Syrie

On sait là aussi que ce sont les américains – encore eux – qui ont armé les rebelles pour combattre Assad, après son refus de laisser passer un pipeline visant à court-circuiter les fournisseurs de pétrole russes.

Et M. Asselineau de présenter une vidéo très intéressante qui reprend les propos de M. Putin lors d’un grand colloque économique, suite au veto russe sur l’évacuation d’Alep.

M. Putin explique ainsi publiquement qu’après avoir fait part à nos diplomates de ses exigences, apparemment plutôt modestes, ces derniers se sont envolés pour Washington, où ils ont reçu d’autres instructions. Les français ont alors tenté le forcing à l’ONU, en sachant impunément que leur résolution allait être rejetée, faisant une fois encore passer les russes pour les grands méchants de service, et les américains pour les héros libérateurs.

Bref, on est une fois encore bien loin des salades relayées par nos média. Si vous voulez de véritables informations, seul l’internet pourra vous les donner, et même là : la règle est de croiser les sources, et de prendre ses informations à l’extérieur du pays où l’on vit !

5 / La Lybie

On aurait pu croire que notre ancien président se serait approprié la leçon d’histoire de l’Irak.

De toute évidence, cela n’a pas été le cas. Et la France s’est donc appropriée les services de l’OTAN pour aller tranquillement assassiner un colonel Kadhafi, en offrant aux terroristes un nouveau et superbe terrain de jeu.

J’espère que la justice française saura éclairer notre lanterne sur le pourquoi du comment, car de toute évidence, ce n’était pas ici une « commande » de l’OTAN, mais bien une « commande » des dirigeants français de l’époque.

6 / Conclusion

Pour M. Asselineau, l’Europe et l’OTAN sont en fait les faces d’une même médaille : l’Europe pour la face civile, et l’OTAN pour la face militaire.

Et les faits de lui donner pleinement raison.

Sortir de l’Europe ne servirait à rien si c’est pour se prostituer aux va-t-en-guerre de Washington. Il faut donc quitter l’Europe, l’euro et l’OTAN pour redonner à la fonction présidentielle le pouvoir qu’elle a complètement perdue ! Actuellement, notre pays ne nous appartient plus, et nos dirigeants ne sont plus représentatifs de la société civile et de ses valeurs. L’heure de faire le ménage a donc sonné !

La vassalisation de l’état français est devenue une évidence, surtout quand on voit M. Le Dryan partir en Irlande pour y signer un contrat OpenBar, permettant à une multinationale étrangère d’envahir légalement nos armées, en nous facturant encore notre propre soumission. Mais là où cela devient délicieux, c’est quand ces mêmes pantins viennent ensuite dénoncer le « double irlandais » (l’évasion fiscale des multinationales américaines). Difficile de ne pas rire d’une telle esbroufe !

Nous sommes rentrés dans l’ère de la trahison d’état, avec des collabos reniant les idéaux républicains, les droits de l’homme, la souveraineté nationale, et l’indépendance des peuples. Difficile de faire pire.