La sortie de l’OTAN

La sortie de l’OTAN, troisième point majeur du programme politique de l’Union Populaire Républicaine (http://upr.fr), est tout aussi urgente, car à force de faire les cons, les américains sont réellement en train de nous entraîner vers une 3ème guerre mondiale avec les Russes.

D’abord la conférence « L’Europe, c’est la guerre ! » du 23-11-2013, qui vient bien entendu en confrontation directe avec le fameux « l’Europe c’est la paix », si cher à feu François Mitterand, qu’on nous a rabâché depuis 1992 dans tous les médias du système !

1 / Le retour dans l’OTAN

De son temps, De Gaule avait retiré la France de l’OTAN, et tenait la dragée haute aux américains qui le lui rendaient bien. Depuis lors, la France défendait ses intérêts propres dans le monde sans l’OTAN, avec un certain succès, et une renommée certaine.

Il faut dire que contrairement aux Polonais ou aux Lituaniens qui recherchent la protection du parapluie nucléaire américain pour des raisons historiques compréhensibles, nos SNA et leurs 300 têtes nucléaires nous ont assuré une force de dissuasion nucléaire crédible, et reconnue comme telle. Et même si les américains et les russes disposent chacun de 5x plus de force de frappe, tout ce petit monde est bien conscient qu’un seul missile qui atteint son but, et c’est la réaction en chaîne assurée.

Dans ce contexte de peur contrôlée, personne n’a compris pourquoi M. Sarkozy est revenu dans l’OTAN en 2008, et pourquoi ses successeurs s’emploient depuis à y rester.

La soit-disante menace terroriste est et reste une pure création de la CIA, laquelle créée des conflits partout sur la planète pour faire marcher le complexe militaro-industriel américain. Tout le monde le sait parfaitement, et désigner les Qataris ou l’Arabie Saoudite comme les financeurs principaux du terrorisme islamiste, c’est oublier qui fabrique réellement les armes en arrière plan, pour mieux les revendre ensuite à ces pays. Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité sont aussi les cinq principaux fabricants d’armes de la planète – certains ont un peu trop tendance à l’oublier ces temps-ci.

Non seulement nous n’avons aucun intérêt à jouer les esclaves dociles de Washington, mais quand en plus on observe le succès opérationnel du Rafale en mission, face à un F35 qui a coûté le prix d’une station spatiale internationale, et qui est pour le moment le pire avion militaire de l’histoire US, on peut même tirer une certaine fierté de notre armée !

Malheureusement, tout a changé en 2009, quand M. Sarkozy est allé signer les fameux contrats Open Bar en Irlande pour soumettre notre armée aux logiciels de Microsoft.

Cette trahison en règle du principe d’indépendance et de souveraineté a été largement passée sous silence à l’époque, et s’il n’y avait pas eu un reportage de Cash Investigation pour lever le lièvre, et rappeler aux français la trahison honteuse de leurs élites, bon nombre de nos concitoyens seraient encore ignorants de cette affaire à ce jour. C’est presque miraculeux que Mme Lucet et son équipe aient réussi à passer le cap de la censure du système, surtout quand on observe l’omerta médiatique féroce qui pèse depuis plus de 10 ans sur l’UPR, laquelle dénonce depuis toujours les méfaits désastreux de l’OTAN, conjugués à ceux de l’UE.

Il faut dire que pour M. Asselineau, l’Europe et l’OTAN sont en fait les faces d’une même médaille : l’Europe pour la face civile, et l’OTAN pour la face militaire. Et les faits de lui donner pleinement raison : les américains font actuellement tout pour que le périmètre de l’OTAN recouvre parfaitement celui de l’UE.

Plus globalement, la vision racialiste des états-unis d’Europe, extension logique des USA, où les pays européens seraient remplacés par des euro-régions sous la coupe de Bruxelles, avec une UE construite de toute pièce depuis la fin de la seconde guerre, et contrôlée depuis Washington, n’est pas une simple vue délirante de l’esprit. C’est bien ce qui est en train de se mettre en place sous nos yeux.

2 / La Crimée

On a beau vouloir donner le mauvais rôle à M. Putin, la perte de la Crimée est d’abord le résultat de l’ingérence des USA sur le continent européen. On sait aujourd’hui, preuves incontestables à l’appui, qu’une fois encore, la CIA est venue noyauter l’élection présidentielle d’un pays souverain, en l’occurence l’Ukraine, pour y parachuter son candidat pro-Europe. Et Moscou, qui en a sûrement marre de voir ces taupes de Washington creuser un peu trop prêt de ses terres, a pris la décision logique de protéger ses acquis stratégiques en Mer Noire.

Donc si jamais vous croisez une petite souris européenne qui geint à tout va sur la perte de sa Crimée chérie, rappelez-lui simplement que quand on parie, il faut s’attendre à perdre.

N’oublions pas non plus que l’éclatement de l’URSS est encore récent (1990/1991), et que le Kremlin n’a peut-être pas encore entièrement digéré la création de ces états dont il était autrefois le maître. Raviver ainsi des plaies encore ouvertes n’était franchement pas futé de la part des services secrets américains.

Mais on sent bien, en fait, que ces derniers n’en ont plus rien à foutre de prendre des gants : l’exil de M. Snowden en Russie, le détournement d’un avion présidentiel sud-américain, où la rétention politique de M. Assange dans l’ambassade d’Équateur à Londres depuis plus de cinq ans, sont autant d’indices démontrant la soumission totale des dirigeants européens à Washington.

Enfin, pour ceux qui auraient la mémoire courte, rappelons qu’on a frôlé la 3ème guerre mondiale avec la crise des missiles de Cuba en 62. Plus de 50 ans après, voilà qu’on refait exactement la même chose en sens inverse, après avoir menti aux russes sur une OTAN sensée disparaître après l’effondrement du mur de Berlin, et qui ne s’est dès lors que renforcée.

Le président russe a beau tenir le mauvais rôle – même s’il n’est sûrement pas un enfant de chœur non plus – tout le monde à bien compris que le véritable salaud de l’histoire se trouve quelque part de l’autre côté de l’Atlantique, et s’emploie à tirer les ficelles de ses marionnettes européistes depuis son bureau, en plaçant ses bombes nucléaires en Allemagne, Italie et Belgique.

Mince alors : ce sont tous des pays limitrophes ! Encore un simple hasard, sans aucun doute.

3 / L’Afghanistan

Une seconde erreur grossière de la CIA a été d’armer les rebelles afghans pour combattre l’envahisseur russe. On connaît la suite.

D’abord un premier bastion terroriste qui a émergé, avec des chefs de guerre locaux puissants, bien armés, riches de la culture du pavot, prêts à en découdre, et supportés financièrement par de puissantes familles du Golfe et d’autres pays arabes sympathisants.

Ensuite « l’effet boomerang » du 11 septembre, dont nous ne saurons sûrement jamais toute la vérité, mais qui a surtout permis aux fous de Washington d’obtenir carte blanche pour aller espionner la planète, en utilisant l’outil informatique comme cheval de Troie.

4 / L’Irak

Le fiasco irakien est également un produit indéniable de la CIA. Si la libération du Koweit a rassemblé plusieurs pays, et s’est limitée à bouter un envahisseur en dehors des frontières d’un état souverain, la seconde Busherie, en revanche, s’est faite sur un prétexte 100% bidon et fabriqué de toute part (les fameuses armes de destruction massive – comprenez nucléaires).

On saluera, en passant, le grand courage de notre ancien président, à envoyer à sa place un fonctionnaire non élu à l’ONU, pour indiquer une fin de non recevoir à nos « alliés » américains. Comme dit si bien le dicton : « le chien ne mord pas son maître ».

Quand au lynchage de Saddam Hussein, il n’a rien arrangé. Ceux qui croient encore qu’il pourront forcer la main aux irakiens n’ont rien retenu de leurs cours d’histoire. On en était déjà à 120 000 victimes civiles en 2013. Et c’est bien parti pour durer.

Au final, c’est tout juste si les USA n’ont pas offert un pays « clefs en main » aux groupuscules terroristes islamistes qui n’en demandaient pas tant.

Mais la seconde guerre d’Irak a surtout inauguré le concept de « guerre préventive », totalement illégale du point de vue du droit international. Et si les autorités françaises de l’époque ont eu l’intelligence de ne pas suivre les débiles mentaux du Pentagone, on ne peut pas en dire autant des conflits qui ont suivi, et où l’armée française s’est déshonorée à suivre les bulldogs de Washington.

Le monde pleure la France libre  – avec raison.

5 / La Syrie

On sait là aussi que ce sont les américains – encore eux – qui ont armé les rebelles pour combattre Assad, après son refus de laisser passer un pipeline visant à court-circuiter les fournisseurs de pétrole russes.

Et M. Asselineau de présenter une vidéo très intéressante qui reprend les propos de M. Putin lors d’un grand colloque économique, suite au veto russe sur l’évacuation d’Alep.

M. Putin explique ainsi publiquement qu’après avoir fait part à nos diplomates de ses exigences, apparemment plutôt modestes, ces derniers se sont envolés pour Washington, où ils ont reçu d’autres instructions. Les français ont alors tenté le forcing à l’ONU, en sachant impunément que leur résolution allait être rejetée, faisant une fois encore passer les russes pour les grands méchants de service, et les américains pour les héros libérateurs.

Bref, on est une fois encore bien loin des salades relayées par nos média. Si vous voulez de véritables informations, seul l’internet pourra vous les donner, et même là : la règle est de croiser les sources, et de prendre ses informations à l’extérieur du pays où l’on vit !

6 / La Lybie

On aurait pu croire que notre ancien président se serait approprié la leçon d’histoire de l’Irak.

De toute évidence, cela n’a pas été le cas. Et la France s’est donc appropriée les services de l’OTAN pour aller tranquillement assassiner un colonel Kadhafi, en offrant aux terroristes un nouveau et superbe terrain de jeu.

J’espère que la justice française saura un jour éclairer notre lanterne sur le pourquoi du comment, car de toute évidence, ce n’était pas ici une « commande » de l’OTAN, mais bien une « commande » des dirigeants français de l’époque.

Les français ont en effet le droit de savoir si l’assassinat de Kadhafi a été exécuté par nos services secrets, afin de couvrir l’argent sale du dictateur lybien dans la campagne présidentielle française de 2008, et si tel est le cas, alors M. Sarkozy aura clairement des comptes à rendre. Car même sans le crime de Haute Trahison du Président de la République, retiré de la Constitution en 2007 dans le dos des français, avoir un mandat public ne vous autorise pas à abuser des ressources de l’état, et tout particulièrement des ressources de l’armée, pour couvrir ouvertement des actions illégales, et ce à des fins bassement et strictement privées.

7 / Conclusion

Sortir de l’Europe ne servirait à rien si c’est pour se prostituer aux va-t-en-guerre de Washington. Il faut donc quitter l’Europe, l’euro et l’OTAN pour redonner à la fonction présidentielle le pouvoir qu’elle a complètement perdue ! Actuellement, notre pays ne nous appartient plus, et nos dirigeants ne sont plus représentatifs de la société civile et de ses valeurs. L’heure de faire le ménage a donc sonné !

Cela fait des années déjà que nos journaux de propagande ne mordent plus leur maître, et se contentent de faire passer les russes pour les méchants de service, en « oubliant » que l’ingérence infâme de la CIA et de la NSA sur la planète ont produit nombre de conflits et d’exodes massifs, avec des centaines de milliers de civils tués, blessés ou déportés à la clé, au nom de guerres préventives totalement illégales.

La vassalisation de l’état français est devenue une évidence, surtout quand on voit M. Le Dryan partir en Irlande pour y signer un contrat OpenBar, permettant à une multinationale étrangère d’envahir légalement nos armées, en nous facturant encore notre propre soumission. Mais là où cela devient délicieux, c’est quand ces mêmes pantins viennent ensuite dénoncer le « double irlandais » (l’évasion fiscale des multinationales américaines). Difficile de ne pas rire d’une telle esbroufe !

Nous sommes rentrés dans l’ère de la trahison d’état, avec ses collabos zélés, reniant les idéaux républicains, les droits de l’homme, la souveraineté nationale, et l’indépendance des peuples. Difficile de faire pire.

Quant à ceux et celles qui collaborent avec la puissance étrangère, en riant encore ouvertement de leur trahison, on rappellera que les juifs ont bien traqué les nazis sans répit dans l’après guerre, à une époque où l’internet ne permettait pas d’espionner des milliards d’individus en permanence, comme c’est aujourd’hui le cas. Face à un peuple en colère, combien de temps tiendront-ils cette fois-ci ?