La sortie de l’euro

La sortie de l’euro est le second point du programme politique de l’Union Populaire Républicaine (http://upr.fr).

Il est évident qu’à partir du moment où l’on quitte l’Europe, on ne peut pas garder l’euro, qu’on y soit ou non attaché. Cela fait partie du lot de sortie. Mais ce n’est pas un drame non plus, comme nous allons le découvrir ci-après.

Commençons par la conférence « La Tragédie de l’euro » du 10 mai 2012 :

Ci-joint mon analyse personnelle :

1 / Une mort annoncée

D’abord, quasiment tous les grands économistes, depuis le père de l’euro, jusqu’au dernier prix Nobel d’économie, s’accordent à dire que l’euro est déjà condamné, et ce pour une raison évidente : une monnaie « commune » (l’euro n’est pas une monnaie « unique ») nécessite que tous les pays participants aient un niveau de vie et une économie proches, ce qui n’est pas le cas, ne l’a jamais été, et ne le sera pas plus demain !

Ensuite la BCE a fini par devenir la marionnette financière des états, et certains articles de l’UPR de décortiquer savoureusement et méticuleusement les mécanismes économiques sournois, et les trésors d’intelligence employés par nos dirigeants pour cacher leurs cadavres sous le tapis ! De toute évidence, l’indépendance de la BCE est définitivement enterrée, et l’éclatement est plus proche qu’on ne le pense.

2 / L’ingérence américaine, encore et toujours

Ce n’est un secret pour personne : depuis des années, les américains poussent les européens à accepter la Turquie dans l’union, là où les peuples concernés sont unanimes pour refuser ce nouvel arrivant, qui est quand même un énorme morceau à digérer.

Mais les européens ont aussi retenu les leçons de l’histoire. A trop vouloir faire la volonté des américains, les dirigeants européens de l’époque ont commis la lourde erreur de laisser entre la Grèce dans l’euro en 2001, tout en sachant impunément que les responsables grecs leur mentaient sur toute la ligne.

Résultat 15 ans plus tard : une bande de pourris qui s’est tirée avec le fric des subventions européennes, un peuple grec qui continue de tirer la langue, et un pays qui ne doit sa survie économique que grâce aux centaines de milliards d’euros injectés par l’Europe et le FMI.

L’Europe s’est construite trop vite, sur une logique Outre-Atlantiste, au « Far West » des réalités de terrain, mais au final, ce ne sont pas les américains qui paient la facture : c’est nous !

En 2012, la facture du chaos grec pour les banques françaises se chiffrait déjà en milliards d’euros. On n’ose imaginer le montant actuel… Idem pour nos impôts, qui sont allés se faire voir chez les grecs ! Combien d’emplois aurions-nous pu sauver, créer ou pérenniser en France avec tout cet argent ?

Et ce n’est pas fini : entre l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et l’Italie, quel sera le prochain pays en faillite à supporter ?

On comprend surtout qu’il fallait à tout prix maintenir la cohésion européenne fraternelle fantoche, voulue par Washington, au lieu de faire sortir la Grèce par la grande porte !

Malheureusement pour tous ces braves collabos – et heureusement pour nous – cela n’a pas empêché les britanniques de venir briser le tabou, et le Brexit de « casser » définitivement le mythe d’une Europe unie et solidaire, au grand dam d’un Barak Obama venu spécialement supporter son poulain, juste avant le vote final.

Enfin, la maîtrise de l’immigration est devenue une arme économique, et là encore, ce n’est pas la France qui décide de sa politique en la matière, mais bel et bien Bruxelles et ses maîtres ! Les énormes prêts accordés à la Grèce sont-ils aussi destinés à contrôler le flux migratoire syrien créé par l’OTAN ? Il faut bien comprendre que la Grèce est plus que jamais un tournant migratoire majeur avec la crise syrienne. Tout est donc possible…

3 / Où trouver l’argent ?

Nous avons déjà énoncé, dans la partie « Sortir de l’Europe », le différentiel de 8 milliards d’euros que M. Asselineau compte récupérer, mais il est évident qu’une politique économique ambitieuse demande bien plus d’argent.

Une autre économie majeure annoncée par M. Asselineau est la suppression de 1757 conseiller régionaux, la réduction de 348 à 101 sénateurs (un par département), la réduction du nombre de députés de 577 à 500, et la division par 2 du nombre de conseillers départementaux (soit 2048 postes supprimés). Et sur ce dernier point, il est évident que l’UPR est le seul parti à pouvoir proposer cette réforme indispensable qui permettra, avec le non cumul et la limitation des mandats, l’exigence d’un casier judiciaire vierge, la non éligibilité pendant 10 ans des élus condamnés pour corruption, etc d’assainir nos instances politiques qui en ont bien besoin !

Pour le reste, de par sa connaissance de la machine publique et sa spécialisation en économie, on peut raisonnablement penser que M. Asselineau a sûrement d’autres bonnes idées pour « optimiser » le fonctionnement de nos services publics, et récupérer les milliards d’euros gaspillés chaque année.

N’oublions pas non plus que M. Asselineau peut compter sur ses lieutenants spécialisés en économie, comme M. Vincent Brousseau ou M. Charles-Henri Gallois, et s’il est assez discret sur d’autres économies potentielles, on peut penser que c’est surtout afin de garder ses munitions en réserve pour de futurs débats de campagne, et pour éviter que les « pique-assiettes » concurrents ne viennent puiser gratuitement et sauvagement dans les recettes économiques de l’UPR. Ne soyons donc pas trop impatients, et gageons que nous aurons sûrement des réponses plus précises dans les mois à venir.

4 / Conclusion

L’avantage de quitter l’euro est de pouvoir reprendre la main sur la politique économique et monétaire de notre pays.

Avec des agences de notation américaines et canadienne qui font la pluie et le beau temps, nous jouons avec les cartes truquées d’autrui depuis trop longtemps. Il est temps de changer le jeu, et de redistribuer les cartes.

De toute façon, l’euro est déjà condamné, donc autant faire son deuil, et penser à l’avenir. On a bien vécu sans (et même mieux qu’aujourd’hui), et les britanniques, qui n’ont jamais quitté leur livre sterling, nous rappellent que la monnaie est finalement quelque chose de secondaire.

Sur l’avenir enfin, je n’attends pas des miracles économiques de M. Asselineau, et de manière générale, je pense que ceux et celles qui attendent encore un homme ou une femme providentiel n’ont rien compris. Le monde est ce qu’on en fait, et chacun est quelque part responsable de la situation économique de notre pays via ses achats et ses actions, même s’il n’en a pas toujours conscience.

J’attends plutôt de M. Asselineau qu’il gère déjà correctement les finances de ce pays qui en a bien besoin, surtout vu l’incompétence économique notoire des deux gros partis qui l’ont précédé, avec une mention spéciale pour la droite qui n’a même pas réussi à gérer ses propres comptes de campagne, et qui a encore le culot de venir vouloir rediriger le pays. La bonne blague !

J’attends également de M. Asselineau une certaine éthique dans les dossiers à traiter. Et là, je dois avouer un grand optimisme. Il est évident, vu l’omerta politico-médiatique sur l’UPR, que M. Asselineau a su garder son intégrité et prendre ses distances avec la mafia en place. Cela lui donnera donc tout pouvoir de faire le ménage qui s’impose le moment venu…

Enfin, du point de vue économique, je pense que c’est surtout l’hégémonie américaine dans nombre de secteurs économiques qu’il convient de contrer. A commencer, à mon humble avis, par l’informatique, tout simplement parce c’est le secteur clé sur lequel repose tous les autres, et qu’il est très simple d’y faire des économies d’échelles, notamment avec les logiciels libres qui ont déjà séduit nos amis anglais.